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Comment, par flemme, je suis devenu #végétarien

Parce quʼaprès m’être longtemps demandé quelle avait été ma motivation, j’ai identifié l’origine de cette décision.

A l’écriture de cet article, cela fait 4 ans que je n’ai rien mangé de carné. Bien qu’il y ait eu un jour frontière, à partir duquel j’ai complètement changé d’alimentation, le processus a été une longue

Transition.

Avant, j’étais ce qu’on appelle un bon viandar. Comme pour beaucoup encore maintenant, l’élaboration du menu partait systématiquement de la viande et l’accompagnement en découlait.

Pour des raisons diététiques, c’est mon épouse qui m’a poussé à appréhender les menus différemment. D’abord réfractaire, j’ai peu à peu adopté un mécanisme moins carno-centré.

Est venu ensuite la période du bio et du local (encore en vigueur). N’en déplaise aux adeptes, se nourrir exclusivement en bio et/ou local à un impact sérieux sur le budget. Notre consommation de protéines animales s’est donc encore réduite pour privilégier la qualité. À ce stade, on doit pouvoir évaluer notre quota hebdomadaire à 300g pour 4.

Vous en conviendrez, cela veut dire que la plupart des jours, il n’y avait déjà pas de produits carnés dans nos assiettes. De là à arrêter complètement, il n’y avait qu’un pas, pourtant

Infranchissable.

Car le principal blocage n’est pas sanitaire, financier ou gustatif mais bien culturel.

Il y a dans la consommation de viande une dimension sociale très forte – souvent liée à l’élaboration du menu. Mais pas que. Dans combien de repas de groupe me suis-je retrouvé, où les discussions portaient quasi exclusivement sur des recettes de foie gras, de daube ou de cassoulet !

Et puis, un petit magret de temps en temps, un steak bien saignant ou tout simplement des travers de porc braisés au miel, ça ne fait pas de mal, et qu’est-ce que c’est bon ! Alors, pourquoi se priver ?

J’aurais donc pu continuer comme ça longtemps.

Pour arrêter complètement, on peut donc s’attendre à ce qu’il faille un

Déclic.

Et j’en ai eu un. J’ai été frappé par deux aspects :

La souffrance animale en premier lieu, suite au visionnage de deux vidéos de L214 dans un abattoir pour veaux et sur le broyage des poussins.

L’impact écologique d’autre part, lorsque je me suis rendu compte de l’énergie dépensée pour l’élevage entre les cultures à destination du bétail, l’élevage en lui même et le transport.

Bien sûr, ces deux aspects ne concernent pas, ou peu, les petites exploitations dîtes artisanales. Notre consommation personnelle s’est alors tournée exclusivement vers ce type de marché. C’est à cette occasion que nous avons également banni le foie gras des repas de Noël.

Tout allait donc bien jusqu’à ce que j’ai la

Flemme.

Il est très inconfortable d’arriver chez des amis ou au restaurant et de demander quelle est la provenance de la viande. Imaginez la réplique : 

« Il a l’air super bon ton poulet. Ah, tu l’as acheté en supermarché ? Ben non merci alors, je vais juste prendre des patates ».

Aussi, j’ai trouvé plus facile de dire,  « Non merci, je suis végétarien  » que de faire la leçon sur l’élevage intensif et le bilan carbone.

Notez que ceci n’empêche pas d’expliquer ma démarche et de caser une leçon de morale de temps en temps, mais d’une manière moins agressive.

Un soir, j’ai donc pris la décision dʼassumer mes convictions et ce qui était devenu une

Habitude.

Ainsi le pas était franchi. A partir de ce jour où je me suis revendiqué végétarien, tout à été beaucoup plus facile.

J’ai la chance d’avoir une famille et des amis qui  ont bien accueilli mon mode d’alimentation et je les en remercie.

Il faut dire que de nos jours, le végétarisme est presque devenu une mode, et j’avoue que ça a dû me faciliter la tâche.

Chance également, mon caractère gourmand m’a immédiatement guidé vers des recettes alternatives très riches et je n’ai jamais été tenté pour le moindre écart.

Je précise que je ne suis pas extrémiste. Même si je préfère éviter, je ne refuserai pas du riz qui serait rentré en contact avec du jambon. Je ne crache pas non plus sur du fromage ou des œufs de temps en temps, même si je limite.

Si je devais le nommer, je dirais que je suis flexitalien : Végétalien qui se permet des écarts en restant dans le végétarisme.

D’autant que j’ai constaté bien d’autres

Avantages.

En effet, on n’en parle pas assez mais le végétarisme vous préserve :

  • De la graisse autour des plaques de cuisson et sur la crédence
  • Des odeurs dans la cage d’escalier et le couloir
  • Des guêpes en terrasse
  • De la faible conservation des denrées de votre réfrigérateur
  • Du coût important de la viande (de qualité)

J’en oublie sûrement.

Un de mes grands plaisirs nouveaux est également le restaurant qui n’a pas encore intégré le régime végétarien dans sa carte. Lorsque les plats sont affublés d’une feuille verte, on se sent bien sûr considéré, mais rien ne vaut, au moment de la commande :

« Dites au chef d’improviser une assiette végé, il a carte blanche. »

En général, ça se conclut par une œuvre qui fait baver les autres convives se demandant pourquoi ils n’ont pas une aussi belle assiette.


L’objet de ce billet étant de décrire ma motivation, je n’ai pas d’autre conclusion à apporter que ma satisfaction actuelle et cette pensée :

Qui pense : végé t’as rien, manque atout.
Qui mange végétarien, pense à tout.

Pour des idées de recettes, suivez plutôt mon compte Instagram.

Par Bastien Ho

2 réponses sur « Comment, par flemme, je suis devenu #végétarien »

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